Mais que s’est-il passé avec les mâts d’Étoile du Roy ? 

Après avoir disparu du navire, le trois-mâts a enfin retrouvé sa mâture !

Étoile du Roy à cet hiver vécu une étape majeure de son entretien à Saint-Malo : le remplacement de son grand mât et de son mât de misaine.

Un chantier d’envergure, à la fois technique et symbolique, qui témoigne de l’attention portée à la conservation du navire comme à la transmission des savoir-faire maritimes.

Décembre : le démâtage.

Le chantier a débuté en décembre avec une étape toujours impressionnante : le démâtage du navire.

Les anciens mâts, en place depuis la construction en 1996, ont été déposés afin de permettre leur remplacement.

Cette opération délicate est indispensable dans l’entretien d’un grand voilier en bois. Comme toutes les pièces du navire, les mâts doivent être régulièrement contrôlés puis remplacés pour garantir la sécurité du navire et la pérennité de sa navigation.

Des mâts fabriqués puis préparés sur mesure.

Les nouveaux mâts ont été commandés au Canada plusieurs mois auparavant, avant d’être travaillés à Lorient par l’entreprise Gauthier Lamellé Collé.

La fabrication en lamellé-collé consiste à assembler plusieurs lamelles de bois afin de former une pièce unique. Cette technique permet d’obtenir des mâts très résistants aux efforts du gréement mais aussi plus stables face aux variations d’humidité.

Une fois arrivés à Saint-Malo, les pièces ont été prises en charge par les charpentiers de marine de l’entreprise Le Charlès, qui après avoir fabriqué les hunes; ont réalisé un travail d’ajustement et de façonnage. Dernière étape en atelier : soigner et peindre le bois.

Décembre à fin février : le travail sur le gréement

Pendant toute la durée du chantier, les marins de l’équipage ont poursuivi un travail essentiel sur le gréement.

De décembre à fin février, ils ont travaillé sur les voiles, les cordages, les haubans, les poulies et les éléments de tension…

Ce travail minutieux permet de préparer le re-mâtage tout en assurant la révision du gréement.

Le re-mâtage du navire

Le re-mâtage s’est déroulé début mars, avec la réinstallation progressive des mâts, vergues et du gréement.

2 mars : mise en place des bas-mât et hunes.

5 mars : mise en place des hauts mats et vergues basses.

Le grand mât atteint à nouveau 37 mètres de haut, redonnant au navire sa silhouette emblématique dans le port de Saint-Malo.
Cette opération a mobilisé marins et charpentiers de marine, travaillant ensemble avec précision et coordination.

➡️ Vidéo du re-mâtage ⬅️

Préserver un navire et un patrimoine vivant.

Au-delà de l’entretien technique, ce chantier participe à la préservation des savoir-faire maritimes.

La charpente navale, le travail du gréement ou la navigation traditionnelle constituent autant de compétences rares qu’il est essentiel de maintenir vivantes.

Le remplacement de ces deux mâts représente un investissement d’environ 200 000 €, illustrant l’ampleur des moyens nécessaires à l’entretien d’un grand voilier en bois et à la poursuite de ses navigations.

Prochaines navigations

Le navire poursuivra son entretien avec un carénage prévu début mai à Lorient, avant de reprendre la mer pour participer au festival maritime de Pasaia en Espagne.

En attendant, vous pourrez découvrir le navire et ses mâts tout neufs lors des visites prévues pendant les vacances d’avril à Saint-Malo.

Avec le soutient de la Région Bretagne.

Autres articles

Réserver
Offrir